C’est un fait que les Libanais sont de gros consommateurs d’huile d’olive, avec une consommation annuelle d’environ 4,6 litres par habitant. Si le rang mondial du Liban au niveau des exportations d’huile d’olive est relativement moyen – 13e en 2007 au classement des quinze plus gros pays exportateurs au monde, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) – la consommation nationale avoisine quant à elle les 16 500 tonnes d’huile d’olive et 20 000 tonnes d’huile de table, d’après le rapport « Stratégie et politique agricole » publié par le ministère de l’Agriculture.
L’huile d’olive représente de ce fait des milliers d’emplois dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie, mais le maillon essentiel, la production elle-même, est celui qui mobilise le plus d’énergie et d’investissement en termes de matériel et d’infrastructures. En effet, du choix de la matière première à l’extraction de l’huile, des processus parfois extrêmement complexes et coûteux se succèdent sur plusieurs jours avant d’aboutir à la fabrication du précieux liquide. D’après le ministère de l’Agriculture, le seul coût de la trituration, soit l’opération consistant à extraire l’huile des olives, varie entre 7 % et 10 % de la quantité d’huile produite.