L’apport en vitamines doit donc être proportionnel aux calories ingérées, car ce sont ces vitamines qui, avec les oligo-éléments, catalysent et favorisent ces réactions d’échange d’énergie. Plus nous avons une ali­mentation riche, plus nous devons absorber de vita­mines.

Le mouvement métabolique de renouvellement incessant des molécules biochimiques est rendu pos­sible grâce aux vitamines qui interviennent dans les processus enzymatiques. C’est ce mouvement molécu­laire de destruction-reconstruction qui crée l’énergie, de même que c’est cette énergie qui est aussi à l’origine de ce même mouvement.

C’est grâce aux vitamines que les cellules peuvent réaliser l’assimilation, la conservation et l’utilisation de l’énergie vitale. C’est pour cela que l’on a dénommé ces substances « les aminés vitales ». Les premières vitamines découvertes étaient en effet des protéines (aminés). Ces aminés vitales ou vitamines contrôlent les échanges d’énergie vitale.

Une nouvelle compréhension des échanges molé­culaires intelligents entre les cellules suggère que ces vitamines remplissent au niveau métabolique le même rôle qu’assument les hormones entre nos tissus : les hor­mones sont des molécules chargées de transmettre les informations entre les glandes endocrines ; celles-ci sont des horloges biologiques, elles régularisent les cycles rythmiques de nos tissus et de nos organes, de que d’autres substances de durée de vie très courte, les prostaglandines, transmettent cette infor­mation entre les cellules.

Ces informations sont stimu­lantes ou inhibitrices, selon le cas et servent à coordonner et harmoniser les cycles de vie et de mouve­ment des groupes de cellules au sein d’un même tissu. Ces prostaglandines sont synthétisées en quelques secondes et leur durée d’activité ne dépasse pas la minute. Ce sont des dérivés des vitamines F (omégas) ; il y a aus­si des exemples d’action hormonale, notamment l’action qu’exercé la vitamine D sur l’intestin, l’os et les reins en favorisant la mise en réserve du calcium…

En fait, les vitamines peuvent être considérées comme les vecteurs d’une intelligence ; elles apportent des informations à l’échelle cellulaire. Toutes ces infor­mations stimulent la vie cellulaire au niveau matériel, lui transmettant un mouvement, un rythme, une fré­quence vibratoire qui rendent la vie possible. Les vita­mines sont des instructions pour le métabolisme cellulaire. Elles apportent des outils au noyau cellulaire pour que celui-ci dirige la symphonie métabolique. Si l’on considère, comme nous l’avons vu précédemment, que les vitamines ont incorporé une certaine qualité énergétique dans le règne végétal. On peut penser qu’il leur est ensuite possible de rendre cette énergie aux cellules pour que celles-ci s’en servent pour régler leur métabolisme.

les vitamines B.

Toutes les vitamines B ont des caractéristiques communes. Nous en regroupons ici les points essentiels :

Les vitamines B permettent l’intégration des glu­cides, des lipides et des protéines dans le métabolisme. Elles en sont les régulateurs énergétiques et caloriques. De ce fait l’excès de calories alimentaires, de graisses animales, de protéines, augmentent les besoins en vita­mines B. Par ailleurs l’alcool détruit ces dernières.

Les vitamines B ont en commun d’être solubles dans l’eau, sensibles à la lumière ultraviolette, à la cha­leur et aux alcalins (sauf la B9 qui est sensible aux acides).

Enfin, on considère que les conserves, ou le mode de cuisson à l’eau avec égouttage, entraînent une importante déperdition de vitamines B.

Il existe des substances qui dégradent les vita­mines B, ainsi par exemple, le blanc d’oeuf cru, la chair de poissons crus contiennent des facteurs antivitaminiques B.

Certains médicaments comme les antibiotiques, contraceptifs, aspirine, anti-inflammatoires et anticonvulsivants perturbent l’activité des vitamines B.

On peut considérer qu’une alimentation trop acide, trop sucrée ou trop riche en graisses saturées  (graisses animales, fromages fermen­tés et à pâte dure, huiles de fritures) nécessite un apport accru de vitamines B.

Ainsi, pour ne pas risquer d’être carencé, il est nécessaire que vous augmentiez votre consommation de vitamines B dans les cas énumérés ci-dessus, de même que dans d’autres circonstances, en particulier lors du stress et de ses inconvénients comme les troubles diges­tifs d’origine nerveuse : colite, gastrite, diarrhée, car ces troubles diminuent l’absorption des vitamines B. En même temps que la lutte contre le stress, il faut corri­ger ces déséquilibres intestinaux et accompagner cela de la prise d’une suplémentation en vitamines B.

Il faut savoir que les vitamines B ne sont pas stoc­kées dans l’organisme : cette absence de réserve oblige à apporter chaque jour à l’organisme une quantité minimale nécessaire sans quoi, les troubles liés aux subcarences peuvent lentement et insidieusement se constituer

Elles sont indispensables à la fabrication d’un certain nombre de protéines nobles telles que les hormones, les prostaglandines, ou encore les substances de transmis­sion de l’influx nerveux du système sympathique.

Ces vitamines sont ain­si les précurseurs des aminés biogènes qui, comme leur nom l’indique, sont des protéines qui transmettent la vie. Nous voyons là comment une simple molécule de matière, est capable d’induire dans notre corps toute une chaîne de réactions qui sont le fruit de l’évolution des espèces, sans la moindre dépense d’énergie pour la fabriquer puisqu’elle nous est donnée par la nature.

une nature en évolution a repris le cours de son perfectionnement, c’est-à-dire dans le corps des animaux et enfin, dans le corps de l’homme. Les vitamines n’y sont donc plus fabriquées. Il s’agit d’une loi d’économie puisque ce que le règne végétal a mis tant de temps et d’énergie à créer, devient disponible pour l’animal et l’humain sans la moindre  dépense supplémentaire.

En revanche, avec cette énergie économisée, le corps peut synthétiser de nouvelles hormones qui servent à un arrangement encore plus complexe et à la transmission d’une énergie plus subtile.

Dans tous les cas, les vitamines sont bien à la base de cette évolution d’intelligence de la matière, elles sont utiles à la transmission de cette chaîne d’énergie depuis le règne végétal jusqu’à l’humain et ceci est sans doute le principal rôle de ces substances.

Vous devez mieux comprendre à présent pourquoi vous ressentez de nombreux bienfaits et un regain de vitalité lorsque votre apport alimentaire en vitamines est suffisant, tandis qu’au contraire, si vous venez à manquer de vitamines, vous comprenez aussi pourquoi vous ressentez une baisse générale des fonctions vitales et une diminution du tonus physique. C’est en fait par­ce que votre corps a besoin d’être constamment en rela­tion avec la nature qui l’entoure, en lui comme autour de lui. Ceci est vrai pour l’ensemble des aliments natu­rels, sains et biologiquement préservés.

(d’après les vitamines source de vie du Dr Paul Dupont col.  santé et bien être)