L’insulinorésistance correspond à un défaut de sensibilité de l’organisme à l’hormone insuline dont le rôle consiste à réguler la glycémie. Souvent associé à un défaut de sécrétion, cette altération de l’efficacité de l’hormone peut entraîner, outre l’apparition d’un diabète de type 2 (non-insulino dépendant), des troubles cardiovasculaires. Surcharge pondérale et sédentarité font partie des facteurs aggravants.

En l’état actuel des connaissances, la consommation de graisses saturées (principalement d’origine animale) augmente à la fois le risque de diabète et d’insulinorésistance tandis que les fibres et les acides gras oméga-3 (contenus notamment dans les huiles de poissons gras et dans l’huile de colza) apparaissent comme des éléments protecteurs, rappellent les membres de l’équipe conduite par le Dr Federico Soriguer, de l’Hôpital Civil de Malaga.

En revanche, pour d’autres matières grasses, dont l’huile d’olive, les données disponibles restent contradictoires, poursuivent-ils.

C’est pourquoi ces médecins espagnols ont décidé de vérifier la relation entre les habitudes de consommation d’huile et l’apparition de résistances à l’insuline, en observant 538 habitants du village espagnol de Pizarra.

Au cours d’un recensement, un prélèvement a été effectué au domicile de chaque participant, pour recueillir un échantillon de l’huile utilisée pour préparer la nourriture. Une analyse chimique a permis de déterminer la composition de chaque huile en acides gras, tandis que la résistance à l’insuline des participants était calculée en fonction de leur glycémie et de leur taux d’insuline.

Les données fournies par ces différentes analyses ont permis aux auteurs de constater que l’indice de résistance à l’insuline se montrait significativement réduit chez les consommateurs d’huile d’olive par rapport aux consommateurs d’huile de tournesol.

Cet effet bénéfique de l’huile d’olive a également pu être observé dans le sous-groupe des diabétiques déclarés, mais la réduction de l’indice d’insulinorésistance n’a pas atteint une valeur statistiquement significative parmi ces malades.

Selon les auteurs, la part de l’huile d’olive devrait donc être augmentée, tant dans le régime alimentaire de la population générale que dans celui des diabétiques de type 2, mais en maintenant la consommation globale de lipides dans des limites raisonnables.

(European Journal of Endocrinology, janvier 2004, vol. 150, n° 1, p.33-39)

Réalisé et validé en collaboration avec des professionnels de la santé
sous la direction du Dr Anne Richard

Bio and go les biscuits biologiques